Une lettre qu’on peut tenir
Depuis le premier dimanche, nous vous écrivons par courrier électronique. C'est pratique, c'est immédiat, cela nous permet de vous joindre où que vous soyez, et nous continuerons ainsi chaque semaine, comme nous l'avons toujours fait. Que les choses soient claires dès la première ligne : rien de ce que vous lisez aujourd'hui ne va changer. Cette lettre-ci, celle que vous tenez sur votre écran, restera gratuite et hebdomadaire, aussi longtemps que nous écrirons.
Mais il y a quelque chose que l'écran ne saura jamais faire, et c'est de cela que nous voulons vous parler ce soir.
✦
Quand nous avons commencé à fouiller l'histoire du manoir, nous avons retrouvé des lettres. Des vraies. Du papier jauni, une encre pâlie, une écriture penchée que nous avons appris à déchiffrer. Des mots écrits il y a plus d'un siècle par des gens qui ne savaient pas que nous les lirions un jour. Et nous avons été frappés par une chose simple : ces lettres avaient traversé le temps parce qu'elles étaient des objets. On les avait gardées, rangées, transmises. Un courrier électronique ne se garde pas dans une boîte en fer au grenier. Il ne se retrouve pas, cent ans plus tard, par des inconnus qui restaurent une maison.
Alors nous avons eu une idée. Une idée un peu folle, un peu à contre-courant, mais qui nous ressemble.
Nous avons décidé de proposer, à celles et ceux qui le souhaitent, une version de ces lettres qui existe vraiment. Pas un email. Un objet. Mais pas seulement les lettres.
Chaque mois, vous recevez chez vous un envoi qui réunit les lettres du dimanche du mois écoulé, imprimées sur un beau papier et gaufrées en relief comme on le faisait autrefois. Mais l'enveloppe contient davantage. À chaque envoi, nous y glissons une photographie du manoir, tirée pour être gardée, et une vignette à collectionner, une par mois, qui raconte au fil du temps l'avancée de la reconstruction. Et à chaque fois, une surprise, que nous ne dévoilerons pas ici, parce que ce ne serait plus une surprise.
C'est un courrier que vous trouvez dans votre boîte aux lettres au milieu des factures et des prospectus, et qui n'est ni une facture ni un prospectus. Un courrier qu'on ouvre lentement. Qu'on lit, qu'on regarde, qu'on range. Qu'on peut garder, relire dans un an, transmettre peut-être.
Nous l'avons appelé Le Club des Lettres d'Egmont. Et nous voudrions vous dire honnêtement ce qu'il est, et ce qu'il coûte.
✦

Il coûte 9,90 euros par mois. Tout compris : l'affranchissement, le papier, l'impression, le gaufrage, l'enveloppe, la photographie, la vignette, la surprise. Nous voulons être transparents avec vous, parce que la confiance est la seule chose que nous ayons vraiment construite avec vous jusqu'ici. Sur ces 9,90 euros, l'essentiel couvre des coûts réels, La Poste et ses timbres, le papier, l'impression en relief, qui coûtent ce qu'ils coûtent quand on refuse de faire les choses à moitié. Ce n'est pas un produit pensé pour faire de la marge. C'est un objet pensé pour être beau, et pour participer, modestement, à la renaissance du manoir.
Et parce qu'un abonnement comme celui-ci est une manière de nous accompagner sur la durée, l'abonnement vous ouvre aussi l'accès aux Archives : toutes les lettres déjà parues, rassemblées, consultables quand vous le voulez sur notre site.
Voilà. C'est sans engagement, résiliable à tout moment, sans frais, en deux clics. Nous n'avons pas construit cela pour vous retenir, mais pour vous offrir quelque chose que nous aurions nous-mêmes aimé recevoir.
✦
Nous voulons être très clairs sur un point, parce qu'il compte pour nous. Vous abonner n'est en aucun cas nécessaire pour continuer à nous lire. La lettre du dimanche par email restera là, entière, gratuite, fidèle. Nous n'avons aucune intention de transformer ce que nous partageons librement en quelque chose qu'il faudrait payer. La version papier n'est pas une version meilleure. C'est une version différente, pour celles et ceux que l'idée d'un vrai courrier un dimanche fait sourire, ou pour celles et ceux qui veulent, simplement, soutenir la reconstruction du manoir d'une manière un peu plus engagée.
Si c'est votre cas, le lien est plus bas, et nous serons honorés de vous écrire, vraiment, à la main de la machine et au relief du papier.
Et si ce n'est pas votre cas, ne changez rien. Restez exactement où vous êtes. Nous nous retrouverons dimanche prochain, comme toujours, sur cet écran.
Avec toute notre gratitude, quel que soit votre choix.
Dimitri & David
✦ ✦ ✦
